Le choix



   La Source est ce qui, en nous, appelle au retour. C'est un écho lointain, souvent à peine audible ou même longtemps ignoré mais qu'un jour chacun d'entre nous finit par entendre. Elle nous amène à prendre conscience que l'amour, la paix, le bonheur sont les canaux qui à la fois, émanent d'elle et nous relie à elle. Le retour serait de toujours accepter ce qu'elle nous offre, d'en être digne et d'accueillir l'abondance qui en résulte avec joie et abandon. Mais pour ce faire, nous devons concentir à faire d'autres choix que ceux qui, jusqu'ici, furent les nôtres. Nous devons reconnaître qu'ils ne nous apportaient ni la paix, ni le bonheur, ni même la guérison de notre souffrance, qu'elle soit physique, mentale ou émotionnelle.

   Or, c'est bien par là qu'il faut commencer
 : avoir le courage de regarder en face les décisions erronées et les choix vengeurs qui nous ont si efficacement emprisonnés dans des opinions nous éloignant de plus en plus de la Source de notre être. Nous sommes si résistants à ce processus que, le plus souvent, nous attendons d'avoir atteint les limites de la souffrance pour faire le pas nécessaire qui mettra fin à nos tourments. Nous préférons la solitude de la dépression ou le refuge illusoire de la maladie plutôt que de reconnaître que nous sommes responsables de notre système de pensée, c'est-à-dire, de nos croyances, de notre système de valeurs et de nos opinions.

   Certes, l'effort demandé nous paraît considérable et il est beaucoup plus rassurant, bien que douloureux, de se sentir victime plutôt que responsable. Imaginons une scène caractéristique
 : le temps est couvert, le ciel s'assombrit de plus en plus et la pluie s'installe, sans doute pour la journée. « Quel sale temps » dirons-nous, « un temps pourri qui gache mes vacances » et nous donnons à cet événement extérieur le pouvoir d'influencer notre état d'esprit, notre humeur et surtout notre paix intérieure. Mais qui a donné une signification négative au ciel gris et pluvieux ? Nous établissons des règles (dans ce cas particulier, nous les partageons), qui définissent le bon et le mauvais, l'acceptable et ce qui ne l'est pas, puis nous nous laissons prendre à notre propre piège, nous croyant victimes de ce que nous percevons.

   Ainsi nous devenons «
 victime » du mauvais temps, de la maladie, de la malchance, de son patron, de son gouvernement, de la « trahison » de son meilleur ami, de l'abandon des uns et de l'abus des autres, sans vraiment nous rendre compte que c'est nous-mêmes qui donnons une signification à ce qui nous arrive. C'est de cela que nous sommes responsables. L'interprétation que nous donnons aux événements est notre choix, mais un choix qui va dépendre du système de croyances qui est le nôtre et auquel nous nous identifions. Le problème est qu'une fois identifié à un système de pensée, il est très difficile de concevoir un choix différent.

   Nos croyances nous représentent si complètement, que nous nous sentons menacés à la seule suggestion qu'elles peuvent être interchangeables. Cette menace est ressentie confusément comme une atteinte à notre intégrité, comme si nous allions nous dissoudre dans le néant et disparaître. Ainsi, l'attachement à nos croyances est la «
 colle » qui maintient notre individualité, lui donnant forme et couleur. Nos croyances et opinions tissent « l'habit » dont nous sommes revêtus et que nous confondons avec le Soi que nous sommes réellement.


Michele Rose Wainhouse


 

 
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Marcelle Auclair   Marcelle Auclair

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L'homme peut penser   Bernard Cantin et Bernard-Paul Lacroix

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Tu sépareras le subtil de l'épais   Omraam Mikhaël Aïvanhov

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La sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante   Dr Wayne W. Dyer

 
 


 

 
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