L'homme peut penser



   La première grande découverte que l'homme a faite est qu'il pouvait penser. Ce fut le jour où il a dit pour la première fois : Je suis. Ce fut le premier jour d'accomplissement personnel. À partir de ce jour, l'homme devint un individu et dut faire lui-même un progrès ultérieur. À partir de ce jour, il n'y eu plus d'évolution contrainte, il lui fallait agir en union consciente avec la vie.

   La base à partir de laquelle l'homme évolue est infinie. Derrière lui est le Grand Inconnu mais non le Grand Inconnaissable. Le résultat de cette grande découverte, soit qu'il pouvait penser, faire des plans et les exécuter, est que l'homme a édifié une grande civilisation
 ; il a perçu que la Nature travaillait par lui afin de travailler pour lui. Il a maîtrisé l'électricité, contraint la vapeur à faire sa volonté, conquis l'air, construit des villes, fait fleurir le désert et a entouré le globe des réseaux de son commerce. En effet, il a semblé posséder la terre au cours de ce développement, bien qu'on n'ait guère fait attention à cette petite voix silencieuse qui disait : « Homme, connais-toi toi-même. »

   Cette première découverte, celle de son aptitude à penser, l'homme l'a tenue comme allant de soi. Il avait toujours été capable de penser. C'était la preuve qu'il existait
 ; cela lui permettait de connaître ses besoins et d'y pourvoir, de les satisfaire. Cette façon de faire semblait automatique. Elle était venue avec lui et sans nul doute disparaîtrait avec lui quand il mourrait. Le cerveau semblait être l'organe de la pensée et, naturellement, à la mort, le cerveau cesserait de fonctionner. Cependant, un jour vint où quelqu'un d'avisé prétendit que ce n'était pas le cerveau qui pensait, car si c'était le cerveau, il continuerait à penser lorsqu'on l'enlèverait du corps. Ce fut sûrement là une très grande découverte. Elle nous indique que sans le penser le corps ne peut fonctionner. Pourtant, sans le cerveau, il semble bien que l'homme ne puisse penser. Quand l'homme pense, il doit y avoir quelque chose derrière le cerveau qui utilise ce dernier comme instrument. Derrière ce cerveau se cache un penseur.

   Mais où est ce penseur
 ? Nous ne le voyons pas. Avons-nous le droit de dire qu'il y a un penseur, alors que nous ne l'avons jamais vu ? L'évidence de la pensée nous pousse à dire oui. Derrière l'organisme, on retrouve le penseur, et cet acteur, le Mental Un.

   Toute notre existence est sous la dépendance de la pensée, tissée par elle, habitée par elle. La pensée agit, la parole et les actes suivent. La pensée est invisible jusqu'au moment où elle suscite l'incarnation qui l'exécute. Les événements sont des pensées en voie d'exécution
 ; leurs effets sont tels qu'ils nous obligent à d'autres pensées et celles-ci s'exécutent dans d'autres événements : ronde infinie où le monde entier est présent à nous-mêmes et nous, présents dans son éternelle création.

   Mais, d'où vien la pensée
 ? Et surtout la pensée créatrice universelle ? Quelle est la source d'une telle puissance ? Nous conférons de l'énergie à tout ce que nous pensons. Nous donnons de l'énergie en action. Encore une fois, d'où vient la pensée ? Comment la pensée négative nous rend-elle irritables et la pensée positive équilibrés et aimants ? Il nous est difficile d'expliquer son origine dans une source plus haute que l'esprit humain. Nous connaissons la vie en la vivant et l'esprit en pensant, mais nous ne connaissons pas leur origine parce que nous ne nous  sommes pas créée nous-mêmes. Cependant, nous sommes à même de développer une conscience plus grande de la vie et de l'esprit. La conscience de la vie vivifie personnellement, tandis que la conscience d'un principe d'entendement crée le penser individuel.

   L'ontologie moderne appelle ce principe l'Esprit, l'Intelligence Infinie. Cette énergie cosmique devient pensée dans l'homme et l'active, lui conférant de l'énergie. Ne pas vouloir reconnaître cette Énergie plus grande que l'homme et toujours active en lui tend à produire dans sa vie la limitation et les difficultés.

   Prenons un exemple classique. Lorsque nous fermons un robinet, l'eau cesse de couler. Quand nous fermons le commutateur électrique, l'énergie ne passe plus par les fils pour produire de la chaleur ou de la lumière. Il en est de même de l'homme qui se sépare de sa source créatrice. Il devient impuissant
 ; il faut que le penseur soit toujours branché sur cette énergie créatrice en lui. « Ôte tes pieds du tuyau d'arrosage et laisse circuler la source de vie. »


Bernard Cantin et Bernard-Paul Lacroix



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